Des personnes se tiennent près de la Bourse de Milan (marché boursier italien)
Les principales Bourses européennes rebondissent vendredi en début de séance, la légère baisse des cours du pétrole et un répit dans la recrudescence des tensions sur le marché obligataire redonnant un certain élan aux actions.
À Paris, le CAC 40 gagne 0,76% à 7.788,61 points vers 07h38 GMT. À Francfort, le Dax avance de 0,63% et à Londres, le FTSE 100 prend 0,68%.
L'indice EuroStoxx 50 progresse de 0,56%, le FTSEurofirst 300 de 0,67% et le Stoxx 600 de 0,71%.
Les Bourses regagnent une partie du terrain perdu après une semaine marquée par la hausse vertigineuse des rendements de la dette souveraine, qui, dans la zone euro, touche surtout la France, où le débat budgétaire pour 2027 a entamé un parcours parlementaire aux issues incertaines.
Le rendement de l'OAT à dix ans, l'obligation française de référence, perd près de 6 points de base à 4,8289% au moment de l'ouverture des Bourses, mais reste toujours proche de son pic de 24 ans enregistré vendredi dernier, à 4,993%.
Le CAC 40 parisien devrait ainsi enregistrer sa deuxième baisse hebdomadaire consécutive et affiche un recul de plus de 4% depuis le début de l'année, avec une performance bien inférieure à celle de l'indice paneuropéen Stoxx 600, qui, au contraire, a progressé de plus de 6% en 2026.
La baisse des prix du pétrole, quoique légère, contribue à améliorer la confiance générale, malgré la situation toujours instable au Moyen-Orient et, en particulier, en Arabie saoudite, confrontée à une récente escalade militaire de la part des Houthis yéménites.
Le président américain Donald Trump a déclaré jeudi que les Etats-Unis ne lanceraient pas d'attaque contre l'Iran d'ici aux élections de mi-mandat prévues début novembre, ajoutant que Washington avait des discussions "productives" avec Téhéran.
Aux valeurs, Orange perd 2% à Paris dans une séance qui s'annonce difficile pour le secteur des telecomunications, qui réagit à la conclusion d'accord par SpaceX en vue d'acquérir un portefeuille de licences de bande de basse fréquence aux États-Unis, lançant ainsi un défi direct aux géants historiques de la téléphonie mobile.
Les groups américains du secteur reculent nettement dans les échanges après-clôture, et leurs homologues européennes leur emboîtent le pas. Deutsche Telekmon, qui détient une participation de 54% dans l'Américain T-Mobile US, abandonne 6,6% à Francfort, tandis que Telefonica cède 2,9% à Madrid et Vodafone 3,3% à Londres.
Le compartiment sectoriel du Stoxx perd 2,58% et est, avec celui de l'énergie, le seul dans le rouge ce vendredi.
Bureau Veritas avance de 3,2% après un relèvement de recommandation par Citigroup.
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Benoit Van Overstraeten)

0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer